Dr. Hauschka

Camomille sauvage

Synonymes: Camomille vraie, matricaire camomille, camomille allemande, matricaire tronquée
Nom scientifique: Chamomilla recutita L.
Famille: Astéracées

Habitat naturel

Europe

Constituants

Huiles essentielles (matricine, chamazulène, alpha-bisabolol), flavonoïdes, coumarines

Description

La camomille sauvage ne manquera pas d’éveiller les mauvais souvenirs d’amères infusions, bien que données avec les meilleures intentions par les mères soucieuses de la santé de leur enfant. D’autres se souviendront des prés multicolores, parsemés au printemps des tâches blanc-jaune de la camomille diffusant son parfum délicat.

Ces plantes annuelles ou bisannuelles, ornées de fines feuilles disposées en pointe sous un dense bouquet de fleurs, peuvent atteindre 50 cm. Comme toutes les astéracées, ses fleurs poussent en bouquets. Pourvues de très courts sépales, elles arborent de longs pétales formant une collerette blanche caractéristique.

La camomille sauvage dispose d'un grand nombre de parentes qu’il est difficile de différencier au premier regard. Une caractéristique permet cependant de la distinguer avec certitude : son réceptacle creux. Si l’on retire délicatement le capitule, on le découvre creux à l’intérieur. En raison de sa proximité avec l’anthémis des champs, allergène, cette caractéristique est essentielle à prendre en compte lorsque l’on veut ramasser des camomilles pour s’en faire des infusions, par exemple.

Utilisation

La camomille présente quatre caractéristiques principales : elle soulage les inflammations, les contractures musculaires, offre un effet tranquillisant et agit contre les ballonnements. Elle se prête, en conséquence, à une multitude d’applications. Les infusions de camomille offrent un effet apaisant et soulagent les troubles de l’estomac, les gastrites chroniques et ulcères gastriques. Elle permet également de faciliter la cicatrisation et de traiter les inflammations et rougeurs au niveau de la zone du périnée.

Cette plante est importante dans les applications gynécologiques. Les lavements à la camomille sont efficaces pour l’apaisement des inflammations de la bouche, du pharynx et des gencives. Les rhumes chroniques, rhino-pharyngites et sinusites peuvent être traités à l’aide de bains de vapeur à la camomille.

Sous forme homéopathique, la camomille permet de soulager les sinus et nerfs sensibles en cas de névralgies au visage, de maux de tête aigus, d’inflammations oculaires ou de l’oreille, de maux de dents, ou de douleurs aigües au niveau des organes digestifs. Lors de la poussée des dents, les douleurs de l’enfant peuvent également être apaisées par de la camomille.

A savoir

Le nom de la camomille est issu du nom scientifique Chamomilla, lui-même composé des termes grecs chamai, « sur la terre » et melon, « pomme ». Il s'agit en quelque sorte d’une pomme poussant sur la surface du sol. Frottées entre les doigts, les fleurs émettent en effet un parfum comparable à la pomme. La camomille porte également le nom scientifique Matricaria, issu du latin matrix, signifiant « matrice », se référant à la fécondité de la femme et suggérant sa forte relation avec les applications gynécologiques.

La camomille compte parmi les plantes médicinales les plus anciennement connues par l’homme. Les civilisations germanique, égyptienne, grecque et romaine, l’utilisaient déjà pour ses vertus curatrices. Les Égyptiens et les peuplades nordiques la consacraient à leurs dieux du soleil.
L’huile essentielle de camomille présente une particularité : sa distillation produit un distillat bleu.

La camomille est la bonne mère des plantes. Non seulement apaisante à bien des égards dans les applications gynécologiques, son essence-même offre un effet bienfaisant. Son éclat sous le soleil n’est pas vif, mais doux et cajoleur. Dans le creux de son capitule peut être vu, en figure, le ventre fécond d'une mère. Le bleu de son huile essentielle apporte lui aussi un effet apaisant.

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